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Stages

Les stages se déroulent sur une durée de 4 jours minimum et permettent une approche plus approfondie du conte et de la parole.

Intitulés et contenus des stages :

Sur le chemin des mots (stage d’initiation au conte)
Conter se doit d’être aussi simple que la marche. L’acte de conter procède d’un semblable déséquilibre permanent qui retombe toujours sur ses pieds.

Dans le meilleur des cas, le conteur entraîne son auditoire après lui dans une promenade au fil des mots qui lui permet de redécouvrir l’histoire sous un jour chaque fois différent. Quand le conteur parvient à vaincre ses inquiétudes, à libérer une parole naturelle, c’est tout naturellement que la magie opère.
Au cours de ces quelques jours de stage, on s’efforcera par des exercices en groupe de vaincre ses inquiétudes, on pratiquera une gymnastique ludique du corps et de l’imaginaire, on apprendra à se sentir à l’aise en présence d’un public et dans un espace de « représentation », puis on s’attaquera à l’appropriation d’un conte : comment faire nôtre une histoire qui nous est transmise ?
Quelles sont les méthodes qui permettent d’aborder, de mémoriser, de structurer et de recréer un conte ? On apprendra aussi la patience pour qu’en notre jardin poussent les graines d’histoires semées par les vents.

Le conteur en jeu (initiation, perfectionnement)
Paradoxalement, le conteur n’est pas un bavard. Qu’est-ce qui entre en jeu dans l’acte de conter hors les mots ?

Le conteur est avant tout celui qui a des histoires à raconter, mais il ne lui suffit pas de les mettre en mots. C’est un défaut courant chez celui qui a envie de conter ou a commencé de le faire, de trop s’en remettre au discours, de chercher le contrôle plus que la relation (et, dès lors, d’avoir peur de ce qui pourrait advenir), de trouver refuge dans un espace mental matérialisé par les mots plutôt que dans l’espace plus « sauvage » des sens – plus propre pourtant à accueillir l’imprévu, l’autre.
La vie est faite de mouvements, d’échanges et de rythmes. C’est le corps qui constitue l’instrument premier du conteur : il est le siège du mouvement – mais aussi, par sa respiration, le siège des échanges ; et par les battements de son cœur, le siège du rythme. Ainsi, avant même d’avoir ouvert la bouche, celui qui raconte dit déjà avec son corps. Le mot lui-même se doit d’être habité : il est quelque chose de physique, de charnel.
On travaillera la quadruple « présence » du conteur : présence à soi-même, présence à l’histoire, présence à l’instant (instinct et intuition), présence à l’auditoire. Il se crée idéalement dans l’acte de conter une « communion » entre le conteur, son histoire, l’instant dans lequel il raconte, et le public. Mais cette communion ne peut naître que si se libèrent les énergies d’un corps-conducteur, visité par l’histoire qui se raconte à travers lui.
L’objectif sera pour chacun de faire, par le biais de multiples exercices, une expérience sensible (et chaque fois unique) de l’acte de raconter. Il ne s’agira pas nécessairement pour chacun durant cet atelier de parvenir à raconter une histoire dans son entier, mais simplement de percevoir ce qui est en jeu de nous et de ce qui nous entoure dans l’acte de conter. Comment une histoire parle-t-elle en nous et nous parle-t-elle ? Comment acquérir une maîtrise de soi et de son histoire sans pour autant vouloir tout garder sous contrôle ? Comment trouver la tranquillité qui permettra aux secrets du conte de se dire à travers nous ?
L’expérience proposée dans le stage pourra pour ceux qui le désirent être mise au service d’un approfondissement ultérieur des techniques du conte ; et donnera à chacun dans sa profession des outils pour travailler la relation à l’autre ..

La mémoire du conteur (perfectionnement, avancé)
On tâchera de cerner quels processus mémoriels spécifiques entrent en jeu dans l’appropriation et la restitution d’un conte

Il apparaît que la mémoire mise en jeu dans l’acte de conter n’est pas tant une mémoire du texte qu’une mémoire inscrite dans le corps, une mémoire sensitive qui procède par images, par percepts. Le conteur devient ainsi sa propre bibliothèque sensorielle, son propre fonds documentaire. Il lui suffira pour qu’une histoire prenne vie de faire se rencontrer cette histoire et tous les éléments, enfouis en ses territoires intimes, susceptibles de lui donner chair.
Il lui faudra aussi, au quotidien, garder une posture d’accueil, de curiosité, susceptible de nourrir et d’enrichir sa palette mémorielle.
Afin de permettre le travail de surgissement de la mémoire, on privilégiera par le biais de multiples exercices pratiques les axes suivants :
1. Tranquilité / disponibilité / liberté / audace, malice
2. Patience / plaisir / naturel / secret
Puis on s’intéressera à la structure d’un conte : comment tracer son chemin dans une histoire pour ensuite la redécouvrir à chaque fois, la revisiter comme un lieu aimé, un territoire d’enfance (avec le même plaisir, la même jubilation), être à la fois metteur en scène et monteur de son récit.

Si vous souhaitez participer à un atelier, ou en organiser un, n’hésitez pas à nous contacter en nous précisant
- votre nom
- votre contact mail / téléphone + ville
- si vous êtes une association, une autre structure ou simplement si vous nous contactez à titre individuel
- votre expérience artistique (même minime, ou amateur) antérieure
- votre âge

Aussi des possibilités
- de stages théâtre avec Élodie Retière
- de stages accordéon diatonique avec Laurent Peuzé
- de stages guitare avec Cédric Cartier

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